Alors...

Journal de bord d'un Auvergnat de 22 ans expédié au pays des glaçons pour étudier les cailloux... du moins en théorie.
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lundi 13 juin 2016

Derniers jours

Les trois derniers jours peuvent facilement rentrer dans cet article donc voici la fin de l'épopée.

Le 5ème jour j'ai décollé du camping de la capitale pour prendre le bus jusqu'à Klaksvík, il y en a pour plus d'une heure mais c'est joli. Au final le chauffeur me pose en bordure de la ville et j'ai lu sur le net que le camping est à 2.5km à l'opposé de la ville. Il pleut, je suis fatigué et j'ai tout mon barda sur le dos mais bon pas le choix. Après avoir traversé toute la ville, impossible de trouver le camping, je triffouille internet et trouve qu'il s'agit d'un emplacement sur le terrain de la maternelle... à 750m de la ville, de l'autre côté. Pas le choix faut refaire 3km. Pas du tout motivé je tombe sur une pizzeria fort sympatoche et en tant qu'homme raffiné aux vêtements plein de boue et qui sent le rat, j'engloutis une pizza viande hachée, chorizo, bacon. Reparti dans l'autre sens je finis par atteindre le camping, je plante ma tente et découvre les douches ridicules dans le cabanon en bois. Il fait 7°C et il pleut et un papier me demande d'aller payer mon emplacement à l'office de tourisme à l'autre boût de la ville...

Deuxième ville du pays avec 4500 habitants, c'est une ville sur une bande de terre emergée du coup elle touche la mer des deux côtés.

Le camping est en hauteur (en plus) mais on peut traverser une mini-forêt super sympa avec des cascades.

Ils ont foutu le camping, le cimetiere et la maternelle à perpette... sympa.

Affamé je vais au Bonus, comme à la maison! En plus je pouvais pas voir l'Eurovision ce soir là alors je cherche un truc bien pour compenser, je décide de planifier la confection de pancakes, il y a un coin cuisine ça peut se tenter. J'achète une préparation qui nécessite que de l'eau.

Grosse réussite, ces pancakes sont forts joli malgré l'infrastructure spartiate... par contre ils sont dégueulasse. Ca j'y peut rien, moi j'avais juste à mettre de l'eau. Bon je dors dans ma tente sous la flotte et je vais me réchauffer dans la douche... qui a un bidon d'eau chaude de 30L... C'est fait pour la vaisselle. Je vous laisse imaginer le désespoir quand après 3 min à essayer de se réchauffer l'eau devient congelée. J'avais un peu envie de tout casser. Déjà que faire 4km à pied pour payer me tentait pas, là je décide de camper gratos, faut pas se foutre de ma gueule non plus.

Le lendemain dans le cabanon cuisine je tombe sur deux belges que j'avais croisé mon premier jour à Giljanesi, ils me disent qu'ils sont dans ce camping pour quelques jours parce qu'il est vachement mieux que Giljanesi et qu'ils trouveront sûrement pas mieux. Je leur conseille donc d'aller à Torshavn s'ils veulent un vrai cmping avec de vrai douches. On discute un peu et je leur dit que je vais partir pour Viðareiði pour faire une randonnée relativement difficile. Ils me disent qu'eux aussi et me proposent d'y aller ensemble dans leur voiture (avec les bus aléatoires pour ce villages perdu je refuse pas).
On finit de manger et on file pour le village le plus au nord du pays.

Il y fait presque beau, par contre voir la montagne de 844m (deuxième du pays) qui se dresse comme une falaise ça calme.

On se gare au début du chemin (et à 2km de l'arrêt de bus, au vu de la montée je suis content de pas avoir fait ça). Et ici je sauve un agneau qui hurlait coincé derrière la barrière pendant que la maman mouton bêlait de l'autre côté. Après quelques tentatives infructueuses j'arrive à la faire rentrer et il s'est jeté sur le pis de sa mère si fort qu'il la fesait reculer. C'était drôle.

Début de la rando, la vue est superbe, on voit 5 ou 6 îles au total et la montagne d'en face (de seulement 700m) est super jolie. Pour vous rendre compte de l'horreur de la montée, la notre fait 844m, on part du niveau de la mer et ça monte tout droit. Elle est façonnée de la même manière que celle sur la photo.

Après les 3/4 de fait, il n'y a plus de végétation, on est dans le brouillard, il neige, mais c'est tellement intense qu'on est en t-shirt. Certains passages relevaient plus de l'escalade mais bon... là on est presque arrivé... presque.

Arrivé en haut on se retrouve sur une falaise de 844m. C'est difficile de s'en rendre compte en photo mais c'est très impressionant.

On l'a fait!



Le soir je rentre sur la capitale pour le camping et ses douches, mais aussi pour devoir prendre qu'un seul bus pour l'aéroport.

En route pour l'aéroport, le Norröna est là, ce paquebot énorme qui relie le Danemark à l'Islande en passant par les Féroé. 

Et voilà la fin du périple! Au final c'était bien mais relativement épuisant, d'autant plus avec mon sac de couchage pas adapté. Je finis par rentrer à la maison en faisant n'importe quoi (mes pellicules partent en soute, l'hotesse de l'air me réveille quand je bave, je donne la mauvaise adresse en demandant au taxi de me ramener chez moi... Le soir j'ai vraiment apprécié mon lit!)

Seul problème, j'ai perdu la clé du cadenas qui acroche ma tente à mon sac... ça fait un mois qu'ils sont unis. Mais je l'ai perdu au 4ème jour alors c'est cuit...

dimanche 12 juin 2016

DU SOLEIL AUX ILES FEROE!

J'avais dit que je ferais un article par jour et bon j'ai tenu 4 jours, bref, la fin du voyage aux îles Féroé approche, on attaque le 5ème jour. Qui (attention) se passe sur une de ces rare journée avec moins de 20% de nuages sur 24h. Chose qui, je le rappelle, arrive en moyenne 2x par an aux îles Féroé.

On commence donc depuis la toile de tente au camping de Torshavn où je me suis levé à 5h pour me laver car j'avais froid, puis le soleil ayant réchauffé la tente j'ai dormi jusqu'à 11h30. Première grande nuit ça fait du bien.

L'expresso du campeur! Bon j'avais que ma grande tasse mais ça passe. Pamplemousse a bien dormi.
J'ai prévu d'aller faire une randonnée sur l'île de Nolsoy face à la capitale, le ferry est à 16h. Alors en attendant je traîne dans Tinganes.

C'est joli quand même.


J'ai encore un moment à attendre alors je vais dans un bar super sympa. Bon le trèfle c'est pas très bon j'ai pas compris le délire...   sûrement un rapport avec les moutons.

L'eau est super claire partout. Je finis par trouver le ferry qui n'est pas indiqué. En route pour Nolsoy.

Mes talents sur Paint sont inégalables.
Le village de Nolsoy.


La super sculpture faite pour le voyage de la reine du Danemark... c'est une mâchoire de baleine en béton.

Ce lampadaire est vraiment pas pratique... Bon passons. Comme sur la carte, Nolsoy c'est une île de 9 km de long avec un village de 200 personnes à l'extrêmité. Et la randonné va jusqu'à un phare à l'autre boût de l'île. Avec le village, les détours et la ballade en ville de 3h, c'était une journée de 20km.

Mais pour le moment je ne m'en doute pas car je pense juste monter en haut et redescendre prendre le ferry. 

La montée est une tuerie dès le début. Heureusement c'est un plateau après. Mais 7 km dans les tourbières c'est vraiment pas facile. Arrivé à la moitié je me dis que je vais aller jusqu'au boût et prendre le dernier ferry de 22h.

Voici le fameux phare! Une fois là-bas on fait un pic-nic avec Pamplemousse, il y a beaucoup de vent mais c'est joli, par contre c'est difficile de se motiver à refaire 7km (et même 8km en fait) jusqu'au port avant 22h.

La rando se fait bien grâce aux cairns sur tout le long, je n'ai aucune idée de comment ils ont pû réaliser cet exploit car rien qu'aller au dernier cairn c'est un challenge. Quoiqu'il en soit il est presque 21h et j'apperçoit le village. Je suis éclaté.

On voit bien le chemin qui plutôt que de faire le tour, monte directement à flanc de montagne.

Mais les falaises à côté du village sont bien sympa.

D'ailleurs Nolsoy protège la capitale du vent de l'est, du coup l'île a du vent en permanance, ce qui rend la rando difficile. Lors des tempête les vagues peuvent envoyer de l'eau dans la mer de l'autre côté de l'île.

Et en attendant le ferry de 22h, j'ai fini par tomber sur un troll féringien. J'ai rien touché il était comme ça.

Allez encore un article sur les 3 derniers jours aux îles Féroé puis après les excursions en Islande. 

Bisous à tous.

mardi 24 mai 2016

Jour 3: la capitale

Réveil à 5h25 parce que le sol froid me plonge le fessier en hypothermie et le jour n'aide pas à se rendormir. J'ai vraiment froids et pas de douche ici alors je décide de me lever et d'aller marcher pour me réchauffer. Je descend au port par son escalier de la mort et remonte et ça va presque mieux.  Bon je déjeune froid parce que j'ai pas trouvé de gaz et qu'on peut pas en prendre dans l'avion. Et je finis par passer une demi-heure dans le toilette au chaud en attendant l'hélico. Une fois réchauffé je décide d'aller attendre vers la cabane (et mon téléphone s'est re-déréglé donc j'arrive une heure plus tôt sans savoir.)

Lui était content de voir qqun de levé à 7h du matin. Il ressemble au mien avec 4 pattes.

J'attend un moment, puis les deux ornithologues britaniques et un couple très vieux de Mykines arrivent, le mari emmenait le courrier jusqu'à la capitale et la femme l'accompagnait jusqu'à l'hélico, ils étaient mignons tout les deux.

9h56 arrivée de l'engin. Juste le type à un casque, vous aurez le votre dedans et faut attendre une bonne minute à 2m de la porte... ca fait très mal aux oreilles.

C'est une branche d'Atlantic Airways et c'est un transport en commun ici, le trajet Mykines-Aéroport coûte environ 20€ et dure 7 minutes. (Contre 15€ et 1h30 en bâteau-bus)

Au revoir Mykines (et ton horrible escalier de la mort et ta rampe d'accès pour les bidons de fuel)
Arrivée à l'aéroport je passe par le guichet qui m'a vendu ma carte SIM féringienne et demande pourquoi j'ai pas internet, il y a juste un réglage à la con qu'ils m'ont gentiment débloqué et je prend le bus une heure pour changer d'île et aller à la capitale: Tórshavn (Prononcer Tor-shawn comme en anglais, c'est littéralement le Port de Thor... et le port s'appelle "Thórshavnar Havn" littéralement le Port du Port de Thor. Oui.)

Pour passer entre les deux îles il y a un immense tunnel sous-marin. On est désormais sur l'île de Streymoy, une des 18 îles pincipales.
Bref, je vais au camping, installe mon campement, me lave et part explorer la capitale et faire mon touriste. Notamment en allant à SMS le centre commercial.

Scrabble existe en féringien... j'aurais tout vu.

Spécialité féringienne: le Skerpikjøt, c'est une patte de mouton laissée à sécher au vent, si le fermier la place bien, à l'abri de la flotte et dans un endroit assez venté pour éviter les mouches et les bestioles, on obtient ça, c'est partiellement moisi certes. Malheureusement j'en ai pas trouvé en plus petite quantité.
C'est une capitale assez verte et fleurie (surtout quand on vient d'Islande) et le cimetiere est vraiment joli.


Il y a plus de couleurs qu'en Islande, mais comme je l'ai dit précédemment, le temps féroïen est rarement propice à les voire.

J'ai trouvé un bon magasin-brocante bien kitsch dans le centre. La ville est minuscule donc c'est pas très compliqué, le pays étant semi-indépendant, la capitale est considérée comme la plus petite du monde. C'est pas vrai.
Tórshavn avec 18 573 habitants elle est 205ème sur 243.
Avec le même statut, le Groënland a 15 469 habitants à Nuuk.
Le pays complètement indépendant avec la plus petite capitale c'est le Palau avec Ngerulmud (391 hab)
Et l'entité semi-indépendante avec la plus petite capitale au monde c'est les îles Sandwich du Sud qui ont une capitale de 18 habitants.
Sans compter le Monstserrat dont la vraie capitale n'a plus d'habitants à cause du volcan.



Tinganes est le centre historique, c'est pas très grand mais c'est plein de maisons en bois rouges et noires avec des toits en herbe et des sols pavés.






Après l'équivalent d'une randonnée en ville le retour au camping est mérité. Puis le camping a de superbes douches neuves, un coin cuisine etc... on peut se réchauffer comme il faut avant de se momifier en serrer Pamplemousse par une nuit à 2°C.

Pamplemousse se les pèle. Et par décret du chef de tente, tout textile finit dans mon sac de couchage.